Pourquoi je les ai retirés de la liste : j'essaie toujours d'aller à Sitges, l'un de mes festivals de cinéma préférés, chaque année et de voir au moins quelques films.
Cette fois, j'ai décidé de découvrir le dernier film des réalisateurs Alexandre Bustillo et Julien Maury, dont The Deep House a été projeté à l'édition 2021 du festival et m'a laissé une impression positive.
Et parce que je voulais en faire un Double Feature, j'ai décidé de découvrir aussi le dernier film de l'illustre réalisateur italien Pupi Avati (The House with Laughing Windows), L’orto americano.
Alors, plongeons-y !
Critique du jardin américain (L’orto americano)

L'orto americano raconte l'histoire d'un jeune écrivain italien en herbe qui tombe amoureux au premier regard d'une belle infirmière de l'armée américaine durant les derniers jours de la Seconde Guerre mondiale. Après la guerre, il déménage dans une petite ville rurale de l'Idaho pour travailler tranquillement sur un manuscrit de roman, seulement pour découvrir qu'il vit à côté de la mère âgée de la femme.
La vieille dame est désemparée parce que sa fille a disparu sans laisser de trace, alors le jeune homme promet de résoudre le mystère de la disparition. Une nuit, il suit une voix fantomatique demandant de l'aide jusqu'au jardin en ruines de la maison voisine, où il trouve un pot enterré avec un contenu macabre.
Cette séquence n'est qu'une des rares scènes d'horreur que le film possède, car il se révèle être plus un mystère/thriller, malgré la présence fréquente d'un theremin énigmatique dans la bande sonore. L'homme suit une piste d'indices qui le ramène en Italie, où il se retrouve impliqué dans un procès pour meurtre qui pourrait être lié à l'infirmière disparue.
Dans sa seconde moitié, L'orto americano se transforme en quelque chose de juste légèrement impliquant dans un drame judiciaire, et perd un peu de vue son protagoniste. Cependant, il revient à un thriller psychologique pour un final tendu où le véritable coupable est progressivement révélé.
Bien qu'il n'ait pas beaucoup de développement de personnage à explorer, Filippo Scotti est une présence engageante et sympathique en tant que protagoniste (de plus, il est agréable à regarder, apparaissant comme une version plus italienne et plus élancée de Tom Holland). Et la légende britannique du cinéma Rita Tushingham fait une forte impression en tant que femme âgée désemparée malgré un temps d'écran limité.
Note finale : 6.5/10
The American Backyard (2024) : Vaut-il la peine d'être regardé ?
Oui, bien que le dénouement du mystère semble un peu lent, errant et alourdi, The American Backyard maintient toujours l'attention grâce à une cinématographie en noir et blanc époustouflante, de fortes performances et des séquences tendues.
Critique de The Soul Eater (Le mangeur d'âmes)

Lors d'une session de questions-réponses après la projection de ce film, les réalisateurs ont déclaré que leur intention était de créer quelque chose d'un peu différent de leur production d'horreur habituelle. En effet, ils se sont éloignés des éléments surnaturels de leurs films précédents comme Livid (2011) et The Deep House (2021) pour livrer ce qui est essentiellement un polar/thriller sombre.
Cette offre est beaucoup plus en phase avec le ton âpre du duo dans leur premier film Inside (2007), car elle suit 2 policiers de la ville enquêtant sur des meurtres brutaux et des disparitions d'enfants dans une petite ville de montagne. Au cours de leurs enquêtes, ils tombent sur la légende locale du croquemitaine du titre, dont ils viennent à soupçonner qu'elle a une certaine connexion avec les crimes.
Étonnamment, cependant, le monstre dans les bois s'avère être quelque chose de faux-semblant dans une histoire tordue et sombre de véritables horreurs humaines.
Bustillo et Maury montrent une fois de plus qu'ils savent mettre en scène des moments tendus dans des espaces sombres et sordides, mais l'accent est davantage mis sur les parcours personnels des 2 enquêteurs principaux (interprétés avec enthousiasme par Virginie Ledoyen et Paul Hamy).
Et le film réussit à conclure son histoire dans le troisième acte d'une manière que le travail précédent des réalisateurs ne faisait pas toujours, offrant une conclusion surprenante et satisfaisante.
Note finale : 7/10
The Soul Eater (2024) : Un film digne d'être vu ?
Oui, The Soul Eater est un thriller solide qui est atmosphérique, captivant et tendu. Ceux qui recherchent un film d'horreur classique risquent d'être déçus, mais le film a sa part de frissons et de gore, et ses éléments de procédure policière fonctionnent bien et contribuent à un récit satisfaisant et surprenant.