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Avis sur Sitges 2024 : The American Backyard & The Soul Eater

Avis sur Sitges 2024 : The American Backyard & The Soul Eater

Pourquoi je les ai retirés de la liste : j'essaie toujours d'aller à Sitges, un de mes festivals de cinéma préférés, chaque année et de voir au moins quelques films.

Cette fois, j'ai décidé de découvrir le dernier film des réalisateurs Alexandre Bustillo et Julien Maury, dont The Deep House a été projeté à l'édition 2021 du festival et m'a laissé une impression positive.

Et parce que je voulais en faire un Double Feature, j'ai également décidé de jeter un œil au dernier film à l'esthétique magnifique du célèbre réalisateur italien Pupi Avati (The House with Laughing Windows), L’orto americano.

Alors, plongeons-y !

Critique de L'orto americano

Avis sur Sitges 2024 : The American Backyard & The Soul Eater - Critique de L'orto americano

L'orto americano raconte l'histoire d'un jeune écrivain italien aspirant qui tombe amoureux d'un coup d'œil d'une belle infirmière de l'armée américaine pendant les derniers jours de la Seconde Guerre mondiale. Après la guerre, il déménage dans une ville rurale de l'Idaho pour travailler tranquillement sur un manuscrit de roman, seulement pour découvrir qu'il vit à côté de la mère âgée de la femme.

La vieille femme est bouleversée car sa fille a disparu sans laisser de traces, alors le jeune homme promet de résoudre le mystère de la disparition. Une nuit, il suit une voix fantomatique suppliant de l'aide jusqu'à l'arrière-cour délabrée de la maison voisine, où il trouve un bocal enterré avec des contenus macabres.

Cette séquence n'est qu'une des rares scènes à proximité de l'horreur que le film a, alors qu'il se révèle davantage être un mystère/thriller, malgré la présence fréquente d'un theremin menaçant sur la bande sonore. L'homme suit une piste d'indices qui le ramène en Italie, où il devient impliqué dans un procès pour meurtre qui pourrait être lié à l'infirmière disparue.

Dans sa deuxième moitié, L'orto americano se transforme en quelque chose de seulement légèrement engageant en tant que drame judiciaire, et perd un peu de vue son protagoniste. Cependant, il se transforme à nouveau en thriller psychologique pour un acte final tendu où le véritable coupable est progressivement révélé.

Bien qu'il n'ait pas beaucoup de développement de personnage à explorer, Filippo Scotti est une présence engageante et sympathique dans le rôle principal (de plus, il est agréable à regarder, apparaissant comme une version plus grande et plus italienne de Tom Holland). Et la légende du cinéma britannique Rita Tushingham fait une forte impression en tant que vieille femme bouleversée malgré son temps d'écran limité.

Note finale : 6.5/10

The American Backyard (2024) : À voir ?

Oui, bien que le dénouement du mystère semble un peu lent, erratique et étiré, The American Backyard tient toujours l'attention grâce à une magnifique cinématographie en noir et blanc, de fortes performances et des séquences tendues.

Critique de The Soul Eater (Le mangeur d'âmes)

Avis sur Sitges 2024 : The American Backyard & The Soul Eater - Critique de The Soul Eater (Le mangeur d'âmes)

Lors d'une session de questions-réponses après la projection de ce film, les réalisateurs ont déclaré que leur intention était de créer quelque chose d'un peu différent de leur production d'horreur habituelle. En effet, ils se sont éloignés des éléments surnaturels de leurs films précédents comme Livid (2011) et The Deep House (2021) pour livrer ce qui est essentiellement un policier/thriller sombre.

Cette offre est beaucoup plus en ligne avec le ton âpre du duo dans leur premier film Inside (2007), alors qu'elle suit 2 policiers de la ville enquêtant sur des meurtres brutaux et des disparitions d'enfants dans une petite ville de montagne. Au cours de leurs enquêtes, ils tombent sur la légende locale du croque-mitaine du titre, qu'ils commencent à soupçonner d'avoir une sorte de lien avec les crimes.

Cependant, assez surprenant, le monstre dans les bois s'avère être une sorte de faux indice dans une histoire tordue et sombre d'horreurs très réelles.

Bustillo et Maury montrent encore une fois qu'ils savent comment mettre en scène des séquences tendues dans des espaces sombres et grunge, mais l'accent est plus sur les parcours personnels des 2 enquêteurs principaux (interprétés avec engagement par Virginie Ledoyen et Paul Hamy).

Et le film tient la route dans le troisième acte sur le plan narratif d'une manière que le travail précédent du réalisateur n'a pas toujours faite, offrant une conclusion surprenante et satisfaisante.

Note finale : 7/10

The Soul Eater (2024) : À voir ?

Oui, The Soul Eater est un thriller solide qui est atmosphérique, captivant et tendu. Ceux qui recherchent un film d'horreur pur risquent d'être déçus, mais le film présente son lot de frissons et de gore, et ses éléments procéduraux policiers fonctionnent bien et contribuent à une narration satisfaisante et surprenante.